Le mot est mal choisi. Je ne me souviens pas d'un moment précis où ma vie aurait pris ce nouveau virage à peu près sans retour. Le monde ne s'est pas effondré d'un coup. Ni même peu à peu. Mais il y a bien eu cette intuition, il y a un an, qui m'a poussée à fouiller sur internet avec la certitude absolue que tout ce que j'y lisais s'appliquait à mon cas.
Au temps pour moi.
Pour l'instant, Dame PR se montre plus clémente avec moi qu'avec bien de mes soeurs et frères de galère. A telle enseigne que j'ai renoncé (provisoirement?) au hamster chinois en piqûres avec les spectres attenants. J'ai l'air de supporter (provisoirement?) les différentes confiseries que me recommande Doc Rhumato, revenue bardée de nouvelles idées après son congrès à Barcelone. Une alerte à la vitamine D et le cholestérol qui se prend pour un alpiniste (ça, je le sens, ça va me compliquer l'hiver): pas de quoi paniquer, ni ameuter le monde. D'où, sans doute, mon très long silence (vu que j'ai décidé une fois pour toutes que pour vivre heureux, il importe de vivre caché, et que par ailleurs je n'aurais à vous raconter que des histoires de bureau qui n'intéresseraient que moi).
Un an de pris, donc, et l'espoir de passer de bonnes vacances (ce n'est pas anodin: Dame PR m'a niqué saboté les précédentes). Bien sûr, il faudra serrer un peu les dents le matin et ce n'est pas encore cette année que je ferai du vélo. Mais on s'en fout. On s'en va, la fleur au fusil et l'appareil photo entre les dents (Mais non, ce n'est pas un safari! C'est une métaphore!)
On revient en septembre.

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