(Pour le titre, je me suis inspirée d'une chanson qui squatte mon cerveau depuis hier à la faveur d'un maléfice cathodique appelé "programme de variétés". Soyez sur vos gardes! Il suffit parfois de quelques notes pour être contaminé. Les personnes particulièrement vulnérables devraient s'en tenir aux documentaires, et encore, en évitant le générique...)
Je ne suis pas particulièrement, heu, le contraire de phallocrate? Mais pour ce qui est des travaux d'aiguille, mon subconscient ou mon intuition, appelez ça comme vous voudrez, me poussent à me méfier des messieurs. De fait, le boucher l'homme qui s'est occupé de ma prise de sang ce matin m'a non seulement fait mal, pendant et après, mais m'a aussi laissé en souvenir un hématome pas particulièrement indolore.
Or donc, me voilà repartie pour deux jours de suspense en attendant les résultats du dernier tirage. Se souvenant de mon coup de blues de la dernière fois, Monhomme préconise de laisser l'enveloppe fermée jusqu'au rendez-vous de vendredi; mais je sens que mon impatience aura raison de sa sagesse. A moins bien sûr que notre ami le facteur ne se charge de nous mettre d'accord. Après tout, le recommandé que j'attendais (ou plutôt que Monhomme attendait par délégation) vendredi n'est toujours pas arrivé ce matin. Mais là, c'est différent: je sais ce qu'il y a dedans. Miracle et prodige, j''y ai même déjà répondu!
En me concentrant un peu, je pourrais aussi vous faire les conclusions de Doc Rhumato, trois jours avant le rendez-vous: continuer le traitement... nous verrons dans un mois... il faut être patient...(ça, par exemple, c'est le comble de la médecine!)
On parie?
(Notez cependant que je ne demande qu'à me tromper...)
Dans le genre, j’aime bien aussi le « corps médical »…
Pour la patience (du malade), Pascal Bruckner en donne cependant une interprétation intéressante dans « La tentation de l’innocence » : « On associe toujours la patience au fait de savoir attendre. Ce qui est superficiel et ce qui prête le flanc à toutes les critiques qui voient dans celle-ci une forme de passivité. En fait la patience est autrement profonde. Car, plus que le fait d’attendre, elle est celui de résister à la violence. »
Il précise (c’est la thèse de son bouquin) : « Etre patient, c’est être capable d’aller contre son désir tyrannique qui donne envie de tyranniser ce qui nous tyrannise, en provoquant une épidémie de tyrannie et de violence. C’est prendre tout son temps, au lieu de vouloir agir immédiatement en éliminant tous les obstacles qui nous gênent avant peu à peu d’éliminer la vie et le temps ».
Rédigé par: Sophie | 05/02/2007 à 16:12