Le reste du temps

Essai d'optimisme par vent contraire, ou la PR et moi

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Anniversaire

Le mot est mal choisi. Je ne me souviens pas d'un moment précis où ma vie aurait pris ce nouveau virage à peu près sans retour. Le monde ne s'est pas effondré d'un coup. Ni même peu à peu. Mais il y a bien eu cette intuition, il y a un an, qui m'a poussée à fouiller sur internet avec la certitude absolue que tout ce que j'y lisais s'appliquait à mon cas.

Au temps pour moi.

Pour l'instant, Dame PR se montre plus clémente avec moi qu'avec bien de mes soeurs et frères de galère. A telle enseigne que j'ai renoncé (provisoirement?) au hamster chinois en piqûres avec les spectres attenants. J'ai l'air de supporter (provisoirement?) les différentes confiseries que me recommande Doc Rhumato, revenue bardée de nouvelles idées après son congrès à Barcelone. Une alerte à la vitamine D et le cholestérol qui se prend pour un alpiniste (ça, je le sens, ça va me compliquer l'hiver): pas de quoi paniquer, ni ameuter le monde. D'où, sans doute, mon très long silence (vu que j'ai décidé une fois pour toutes que pour vivre heureux, il importe de vivre caché, et que par ailleurs je n'aurais à vous raconter que des histoires de bureau qui n'intéresseraient que moi).

Un an de pris, donc, et l'espoir de passer de bonnes vacances (ce n'est pas anodin: Dame PR m'a niqué saboté les précédentes). Bien sûr, il faudra serrer un peu les dents le matin et ce n'est pas encore cette année que je ferai du vélo. Mais on s'en fout. On s'en va, la fleur au fusil et l'appareil photo entre les dents (Mais non, ce n'est pas un safari! C'est une métaphore!)

On revient en septembre.

02/08/2007 dans Et moi, et moi, et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

En attendant Godot (le hamster)

Plus fort (et en tout cas plus lucratif) que les radis précédemment cités: une chaîne concurrente propose des asperges vertes en provenance de la même Amérique du Sud. Le tout sur fond de discours électoraux sur le thème du réchauffement climatique. Sauvons la planète! Et mangeons des asperges, c'est bon, c'est vert et il n'y en aura pas pour tout le monde.

(NB, ne me prenez pas pour autant pour une militante. L'autre jour, j'ai voulu regarder le DVD d'Al Gore, mais Dame PR n'a pas dû aimer et nous nous sommes endormies avant la fin.)

Dame PR, justement, s'est remise à grignoter. Juste au moment où je me disais qu'après tout, je pouvais me passer de hamster chinois génétiquement modifié et des risques concomitants (Doc Rhumato, ayant manifestement cessé de me prendre pour une hystérique potentielle, censure de moins en moins les informations.) Apparemment, elle en a marre du seul cartilage, puisque je commence à manquer de vitamine D3. Par contre, elle semble dédaigner le cholestérol, dommage.

Provisoirement privée d'extrait de hamster, je me contente de mes bonbons au métho et à la cortisone, avec un peu d'oméga 3 pour faire plus cool. Une collègue adepte des médecines douces me recommande le curcuma assaisonné de MSM (à moins que ce ne soit le contraire). Je me demande si ça donne un meilleur goût à la viande.

Après tout, je ne voudrais pas que Dame PR en soit réduite à grignoter n'importe quoi.

04/06/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Le monde est fou, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Arc-en-ciel

Toute à mon appréhension liée à la petite tache rouge, je n'ai pas fait attention à la tache d'huile laissée sur le béton par mon ex-voisine de parking, entre-temps disparue. Du coup, j'ai sur le genou une tache bleu-violet-jaunâtre dont je me serais bien passée.

Le feu, lui, est passé au vert: pour le Docteur Gonflé, rien ne s'oppose à ce que j'essaie le hamster chinois.

Vivement vendredi.

18/04/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Quelques jours de vacances

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08/04/2007 dans Et moi, et moi, et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Solution (provisoire) du problème précédent

Ayant entendu le récit de mes déboires, Monhomme a arbitré aussitôt. Pas question de se laisser faire, et en tout cas pas question de se faire avant les vacances.

Il faut dire que nous partons après-demain matin.

Avec la formule "un peu plus mal qu'un peu plus mal", l'escapade risquerait de perdre de son charme. Certes, j'ai la ferme intention de m'astreindre pendant six jours à un régime composé exclusivement d'oméga trois, de préférence encore vivants, mais je doute que Dame PR se laisse amadouer si facilement.

Les hamsters chinois vont devoir attendre.

31/03/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Râles

(Ne dites pas à Monsieur B que j'écris un blog, il ne peut pas comprendre).

Or donc, j'ai entrepris les premières démarches pour vérifier ma compatibilité avec les hamsters chinois. Le piège.

La radio s'est passée sans autres dommages que des bottes trempées pour cause de giboulée soudaine (pour des raisons pratiques, et comme dans notre belle ville les mêmes médecins sévissent un peu partout, j'ai choisi un de leurs antres situé juste de l'autre côté du parc.). Ce n'était qu'un prélude, l'essentiel de l'opération consistant à obtenir la bénédiction du pneumologue, qu'à des fins purement romanesques j'appellerai Docteur Gonflé.

Le Docteur Gonflé aurait aimé trouver à redire à mes clichés, mais je l'ai aussitôt soupçonné, peut-être à tort, d'appétit excessif pour les sous de mon assurance, et j'ai refusé le scanner. C'est sa faute, aussi, il n'avait qu'à ne pas me demander ce que j'en pensais.

La suite des opérations devait consister en une injection de tuberculine, mais elle s'est avérée plus compliquée que prévu. En effet, c'est encore le Docteur Gonflé qui doit juger, au bout de quelques jours, si l'injection a fait de l'effet (ou pas, et je ne sais plus ce qui est préférable). Au bout de quelques jours, je serai loin d'ici, ai-je objecté. Loin de le contrarier, la nouvelle lui a plutôt fait plaisir: il tenait sa vengeance.

Vous allez donc arrêter la cortisone, a-t-il décrété (au prétexte, hélas plausible, que la cortisone pourrait fausser les résultats de son _'(-'ù£%#*ì de test).

Pas de risques? ai-je voulu savoir.

Bah, vous aurez un peu plus mal aux articulations pendant quelques jours, a-t-il répondu placidement, avant de me présenter la facture.

Ben voyons.

Retraversant le parc pour rejoindre Monsieur B, j'ai essayé de faire un peu de maths: sachant que j'ai déjà "un peu plus mal" depuis une quinzaine de jours,

                             "un peu" + "un peu" ≥ ou  ≤ "5 jours de vacances" ?

29/03/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Pendant ce temps...

Paris au printemps Paris au printemps

26/03/2007 dans Et moi, et moi, et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Des nouvelles du front

Mes derniers résultats en poche, le moral requinqué et prêt à gravir de nouveau sommets, j'ai décidé d'oublier Dame PR pendant quelques semaines pour me consacrer sans partage à une aventure échevelée avec Monsieur B.

Avant qu'un Gougueule ou autre censeur pudibond ne décide de classer mes confidences parmi les sites que la morale réprouve, je m'empresse de préciser que Monsieur B est un pseudonyme destiné à cacher que je passe mon temps libre à parler de Boulot.

Dame PR a commencé par laisser faire. Hormis les habituelles râleries matinales dont je commence à prendre l'habitude, et quelques rappels à l'ordre plus musclés les jours où j'osais faire des heures supplémentaires, elle a supporté la présence de son rival avec égalité d'humeur. Du moins avais-je la naïveté de le croire; mais je ne perdais rien pour attendre.

Rentrant une fois de plus d'une escapade de plusieurs jours avec Monsieur B, j'ai trouvé dans mon courrier la facture de mes excès: des chiffres alignés en rang de bataille, prêts à défier Doc Rhumato et ses poisons.

C'est la guerre.

Jamais à court de ressources, Doc Rhumato a aussitôt décidé de changer son fusil d'épaule. Sous réserve qu'un autre Doc ne trouve rien à redire à mes bronches, poumons et autres pièces connexes, je pourrai bientôt commencer à m'administrer "un anticorps monoclonal humain recombinant exprimé dans des cellules ovariennes de hamster chinois".

Brrr, quand même.

15/03/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

B comme ...

B comme Birds, par exemple. J'ai passé trois nuits à ruminer des pensées meurtrières à l'encontre de la gent ailée en général, et des volatiles qui peuplent mon jardin en particulier. Bien sûr, le printemps, la montée de la sève, l'Amour, je comprends tout ça. Je suis même absolument prête à admettre que la merlette du coin n'a pas sa pareille aux quatre coins du monde. Est-ce nécessaire, pour autant, de crier son admiration pour elle urbi et orbi dès trois heures quinze du matin? Et prendre le risque de donner des pensées ornithocides (ah, si seulement j'avais un plusieurs chats) à un mauvais coucheur insomniaque situé à portée de voix?

B comme Bureau, aussi: autre terrain en pleine transformation, comme mon jardin de plus en plus vert, plein de promesses mais exigeant aussi des soins attentifs.

B comme Bref...

Quant à Dame PR, elle apprécie moyennement toutes ces métamorphoses, mais elle laisse faire. Je lui promets une vie plus calme (B comme Bientôt) mais nous savons toutes les deux que ce n'est rien que des histoires pour blogueurs contrariés.

22/02/2007 dans Et moi, et moi, et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Guichet 6

Parmi les nombreuses activités plus ou moins productives qui m'accaparent ces jours-ci, l'une des plus fastidieuses consiste à prouver que je suis, en tout cas au regard de la loi, une citoyenne irréprochable. Sous nos latitudes, le document idoine porte le nom très victorien de "certificat de bonne vie et moeurs" (ce qui m'inquiéta brièvement au temps de ma folle jeunesse) et s'obtient auprès des autorités de la municipalité.

Or donc, ce matin, m'armant du courage requis pour affronter toute administration, je me suis mise en route pour la maison communale.

Les circonstances exigeaient non seulement du courage, mais également une bonne paire de bottes: il neigeait. Certes pas la tempête de neige dans laquelle j'ai dû rouler avant-hier (les gros flocons mouillés fonçaient vers moi dans la lumière des phares, en totale contradiction avec le mouvement de la voiture, et j'ai fini par éprouver une sorte de mal de mer); mais une bonne tombée de flocons un peu durcis par le gel, extrêmement désagréables au contact. La chaussée a d'ailleurs été prise de verglas par endroits; comme de juste en de telles circonstances, la circulation s'est immédiatement retrouvée à l'arrêt dans tout le quartier.

Probablement sans lien direct avec la météo, le système informatique de la municipalité était en panne. Les préposées aux guichets l'annonçaient aux requérants avec de grandes gesticulations, un peu comme si nous étions une nuée de gros insectes importuns dont il convenait de se débarrasser au plus vite.

"Ah mais vous n'auriez pas dû venir," m'a annoncé la mienne, de préposée, une fois mon tour venu. "Ce qu'il faut faire, c'est téléphoner trois jours avant en donnant votre numéro machin. Vous savez, ça va beaucoup plus vite!"

Réprimant une forte envie de meurtre, j'ai fait valoir que puisque j'étais là, je pouvais faire ma demande en personne. La préposée a mobilisé un reste de bonne volonté. Hélas! Mon numéro machin, qui fut autrefois apposé au dos de ma carte d'identité, était devenu parfaitement illisible; il figurait bien sûr également dans un gros ordinateur quelque part, mais celui-ci refusait toutes les sollicitations.

"Je crois que ce sera mieux de téléphoner cet après-midi," a annoncé la préposée, savourant discrètement mais visiblement son triomphe.

Dehors, la gadoue a eu raison de mes bottes. J'ai dû en changer avant de partir au bureau, avec une heure de retard pour rien. Il neigeait toujours et le verglas tenait, mais le bouchon avait profité de mes démêlés avec l'administration pour se résorber.

De guerre lasse?

08/02/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Le monde est fou | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

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