Le reste du temps

Essai d'optimisme par vent contraire, ou la PR et moi

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En attendant Godot (le hamster)

Plus fort (et en tout cas plus lucratif) que les radis précédemment cités: une chaîne concurrente propose des asperges vertes en provenance de la même Amérique du Sud. Le tout sur fond de discours électoraux sur le thème du réchauffement climatique. Sauvons la planète! Et mangeons des asperges, c'est bon, c'est vert et il n'y en aura pas pour tout le monde.

(NB, ne me prenez pas pour autant pour une militante. L'autre jour, j'ai voulu regarder le DVD d'Al Gore, mais Dame PR n'a pas dû aimer et nous nous sommes endormies avant la fin.)

Dame PR, justement, s'est remise à grignoter. Juste au moment où je me disais qu'après tout, je pouvais me passer de hamster chinois génétiquement modifié et des risques concomitants (Doc Rhumato, ayant manifestement cessé de me prendre pour une hystérique potentielle, censure de moins en moins les informations.) Apparemment, elle en a marre du seul cartilage, puisque je commence à manquer de vitamine D3. Par contre, elle semble dédaigner le cholestérol, dommage.

Provisoirement privée d'extrait de hamster, je me contente de mes bonbons au métho et à la cortisone, avec un peu d'oméga 3 pour faire plus cool. Une collègue adepte des médecines douces me recommande le curcuma assaisonné de MSM (à moins que ce ne soit le contraire). Je me demande si ça donne un meilleur goût à la viande.

Après tout, je ne voudrais pas que Dame PR en soit réduite à grignoter n'importe quoi.

04/06/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Le monde est fou, Polyarthrite rhumatoïde | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Mondialisation

Pour rappel: nous sommes au mois de mai. Un mois de mai tout à fait dans les normales saisonnières, qui a été précédé d'un mois d'avril exceptionnellement chaud et sec. Le pays étant cependant assez pluvieux en général, personne ne crie à la panique, et surtout pas les maraîchers.

Dès lors, je trouve aberrant que ma botte de radis à 0,6O euro vienne du Pérou. Pourtant, la supérette du quartier s'en vante sans aucun complexe. Et sans prendre la peine d'expliquer comment elle arrive à faire un bénéfice à ce prix-là, tous frais payés et transport en avion inclus.

Ou alors c'est moi qui ne comprends rien?

14/05/2007 dans Le monde est fou | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Guichet 6

Parmi les nombreuses activités plus ou moins productives qui m'accaparent ces jours-ci, l'une des plus fastidieuses consiste à prouver que je suis, en tout cas au regard de la loi, une citoyenne irréprochable. Sous nos latitudes, le document idoine porte le nom très victorien de "certificat de bonne vie et moeurs" (ce qui m'inquiéta brièvement au temps de ma folle jeunesse) et s'obtient auprès des autorités de la municipalité.

Or donc, ce matin, m'armant du courage requis pour affronter toute administration, je me suis mise en route pour la maison communale.

Les circonstances exigeaient non seulement du courage, mais également une bonne paire de bottes: il neigeait. Certes pas la tempête de neige dans laquelle j'ai dû rouler avant-hier (les gros flocons mouillés fonçaient vers moi dans la lumière des phares, en totale contradiction avec le mouvement de la voiture, et j'ai fini par éprouver une sorte de mal de mer); mais une bonne tombée de flocons un peu durcis par le gel, extrêmement désagréables au contact. La chaussée a d'ailleurs été prise de verglas par endroits; comme de juste en de telles circonstances, la circulation s'est immédiatement retrouvée à l'arrêt dans tout le quartier.

Probablement sans lien direct avec la météo, le système informatique de la municipalité était en panne. Les préposées aux guichets l'annonçaient aux requérants avec de grandes gesticulations, un peu comme si nous étions une nuée de gros insectes importuns dont il convenait de se débarrasser au plus vite.

"Ah mais vous n'auriez pas dû venir," m'a annoncé la mienne, de préposée, une fois mon tour venu. "Ce qu'il faut faire, c'est téléphoner trois jours avant en donnant votre numéro machin. Vous savez, ça va beaucoup plus vite!"

Réprimant une forte envie de meurtre, j'ai fait valoir que puisque j'étais là, je pouvais faire ma demande en personne. La préposée a mobilisé un reste de bonne volonté. Hélas! Mon numéro machin, qui fut autrefois apposé au dos de ma carte d'identité, était devenu parfaitement illisible; il figurait bien sûr également dans un gros ordinateur quelque part, mais celui-ci refusait toutes les sollicitations.

"Je crois que ce sera mieux de téléphoner cet après-midi," a annoncé la préposée, savourant discrètement mais visiblement son triomphe.

Dehors, la gadoue a eu raison de mes bottes. J'ai dû en changer avant de partir au bureau, avec une heure de retard pour rien. Il neigeait toujours et le verglas tenait, mais le bouchon avait profité de mes démêlés avec l'administration pour se résorber.

De guerre lasse?

08/02/2007 dans Et moi, et moi, et moi, Le monde est fou | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

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